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Tout Savoir Sur Les Bornes De Recharge Pour Voitures électriques

Tout savoir sur les bornes de recharge pour voitures électriques

 

Tout savoir sur les bornes de recharge pour voitures électriques

L’essor du marché de la voiture électrique rend la problématique des infrastructures de charge primordiale. Si la recharge à domicile est incontournable, les bornes rapides conditionneront la polyvalence de cette nouvelle génération d’automobiles.

En France, il s’est vendu 31.000 voitures et utilitaires électriques en 2017. Si cela ne représente que 1,2 % du marché total, le nombre n’est pas anecdotique. Pour certaines marques comme Smart, 15 % des ventes sont réalisées avec des modèles électriques. Pour alimenter les batteries de ces autos, l’infrastructure est nécessaire. Voilà sans doute le principal frein à l’achat aujourd’hui. Notre guide permet de savoir à quoi s’en tenir, pour les solutions actuelles comme celles à venir dans un futur proche.

Charge à domicile en copropriété

Vous souhaitez acquérir une voiture électrique et vous résidez en co-propriété ? Voici les informations importantes qui vous permettront de faire installer un dispositif de recharge à votre domicile.

Le droit à la prise

Si les logements collectifs nouvellement construits ont désormais obligation de pré-équiper 10% des emplacements des parcs clos et couverts pour accueillir des dispositifs de chargepour véhicules électriques, qu’en est-il dans les logements plus anciens ?

Calqué sur le « droit à l’antenne », le « droit à la prise » permet à tout à chacun d’installer, à ses frais, une borne de recharge en copropriété. Des contraintes techniques aux différentes procédures administratives en passant par les aides financières à l’installation, Automobile-Propre vous explique le B-A-B-A des bornes de recharge en copropriétés.

Bornes de recharge & copropriétés : les contraintes techniques

N’installe pas une borne de recharge qui veut ! Si vous souhaitez être « dans les clous » vis-à-vis de la réglementation et ne pas vous attirer les foudres de vos voisins, il vous faudra respecter un certain nombre de contraintes techniques liées à l’installation.

Compteur individuel obligatoire

Pas question que vos voisins paient la recharge de votre voiture électrique ! Le décret ministériel du 2011-873 du 25 juillet 2011 impose la mise en œuvre d’un compteur individuel. Celui-ci assurera la mesure de l’électricité consommée dont le montant sera directement facturé à l’utilisateur concerné.

Les méthodes de raccordement

En général, la borne est reliée au TGBT, le local d’alimentation électrique des espaces communs. Celui-ci doit être dimensionné pour supporter plusieurs heures de charge à environ 4 kW. Pour l’Association des Responsables de Copropriétés (ARC), le circuit de mise à la terre doit impérativement être de bonne qualité (inférieur à 100 ohms). S’il s’agit de la méthode la plus économique, l’utilisateur ne pourra en revanche pas choisir son fournisseur d’énergie qui restera le même que pour le tableau général.

L’autre solution consiste à créer un nouveau point de livraison qui sera dédié à la charge. Si cette méthode offre plus de flexibilité, elle engendre des coûts de raccordement beaucoup plus élevés et n’est pas toujours possible à mettre en place au niveau de la colonne de distribution.

Quel parcours d’installation pour une borne en copropriété ?

Si la procédure administrative peut paraître lourde, le décret d’application est plutôt intelligemment conçu. Ainsi, si vous respectez correctement toutes les étapes, vous avez toutes les chances de recevoir un avis favorable pour procéder aux travaux.

Une validation en AG obligatoire

Compte tenu que l’installation de la borne va nécessiter un raccordement spécifique via les espaces communs, vous êtes tenu de demander l’accord pour la réalisation des travaux en Assemblée Générale, que vous soyez propriétaire ou locataire.

Si vous êtes locataire, il vous faudra demander un accord préalable au propriétaire en lui adressant un courrier avec accusé de réception mentionnant la description détaillée des travaux à entreprendre accompagnée d’un plan ou d’un schéma d’installation avec copie au syndic de copropriété. Dans le délai de trois mois suivant la réception de la demande, le copropriétaire notifie au syndic sa demande d’inscription de la question à l’ordre du jour de la prochaine Assemblée Générale.

Si vous êtes propriétaire, la demande est directement adressée au syndicat par lettre recommandée avec accusé de réception.

A ce stade, le contact avec un professionnel est évidemment indispensable pour évaluer les travaux et pour réaliser la demande initiale.

Une fois la demande envoyée, si le syndicat ne réagit pas au bout de 6 mois fermes, le sujet est considéré comme « traité » et l’occupant peut entamer les travaux à ses frais.

Un argumentaire amont à préparer

Si vous êtes amenés à participer à l’AG (et on vous le conseille fortement) il faudra préparer quelques arguments explicatifs à destination des autres propriétaires qui ne sont pas forcément les plus « branchés » vis-à-vis du véhicule électrique. Du coût de la borne à la durée de l’installation en passant par des explications plus théoriques sur le véhicule électrique, il vous faudra peut-être enfiler votre costume de VRP pour bien expliquer et « vendre » votre démarche.

Dans tous les cas, l’argument fort est économique : tant en termes de consommation que d’installation, cette borne de recharge ne coûtera pas un sou aux autres propriétaires !

Le syndic peut-il refuser l’installation ?

Oui, mais il doit passer par le juge qui devra valider, ou pas, cette décision. A ce sujet, le décret est assez clair :

« Le propriétaire, ou le cas échéant le syndicat des copropriétaires représenté par le syndic, qui entend s’opposer aux travaux permettant la recharge normale des véhicules électriques ou hybrides rechargeables avec un système de mesure permettant une facturation individuelle des consommations doit, à peine de forclusion, saisir le tribunal d’instance du lieu de l’immeuble dans le délai de six mois suivant réception de la demande. »

Traduction : si au bout de six mois, le syndic n’a pas saisi le tribunal, vous pouvez entamer les travaux. Dans les faits, si certains peuvent s’opposer à la mise en place, rares sont ceux qui vont au bout de la démarche en saisissant le tribunal. Bref, patience et le dossier se débloquera naturellement…

Bornes de recharge & copropriétés – Les aides financières

Nous n’entrerons pas dans les détails du coût d’installation qui sera extrêmement variable selon les situations. Dans tous les cas, il faut bien intégrer la notion de coût « global » qui comprendra l’achat de la borne en elle-même mais aussi la main d’oeuvre et le raccordement, ce dernier poste pouvant rapidement augmenter selon la distance à câbler.

Crédit d’impôt de 30 %

Mis en place depuis le 1er septembre 2014 et valide jusqu’au 31 décembre 2015, le crédit d’impôt  sur la transition énergétique permet de bénéficier d’une subvention pouvant aller jusqu’à 30 % du coût d’installation. Celle-ci ne peut néanmoins pas dépasser 8 000 € pour une personne seule et 16 000 € pour un couple sans enfant à imposition commune.

Pour en savoir plus sur cette mesure, nous vous invitons à consulter notre dossier spécial crédit d’impôt.

La subvention de la Mairie de Paris

Mise en place à compter du 1er juillet 2015, la subvention de la Mairie de Paris permet de financer jusqu’à 4 points de charge par copropriété. L’attribution de la subvention s’effectue via une convention établie entre le syndicat des copropriétaires et la Ville de Paris. Attention, à l’inverse du crédit d’impôt, les locataires ne peuvent pas y prétendre !

Le montant de l’aide est plafonné à 50% du coût total des travaux avec une subvention plafonnée à 500 € par point de charge.

Le financement du programme Advenir

Porté par l’AVERE France et le Ministère de l’Ecologie et financé par le dispositif des certificats d’économie d’énergie, le programme Advenir permet de bénéficier d’une aide complémentaire pour le déploiement d’un point de charge à domicile.

Concrètement, le financement concerne les points de recharge installés en habitat collectif via les particuliers, les bailleurs sociaux, les syndics ou les propriétaires privés (les pavillons sont exclus du dispositif). La liste des montants figurent dans le tableau ci-dessous. Dans tous les cas, le financement ne pourra excéder 50 % de l’investissement réalisé et le plafond sera relevé si la borne intègre un système « smart-grid » pour limiter l’impact de la charge sur le réseau.

 

Les affaires se corsent dans le cas d’une copropriété. En théorie, il existe légalement un « droit à la prise ». C’est-à-dire que les copropriétaires ne peuvent refuser à l’acheteur d’une voiture électrique l’installation d’une solution de charge dans son parking couvert, à condition qu’il effectue l’installation à ses frais, avec un compteur individuel. Dans les faits, certains syndics réticents peuvent ralentir l’affaire. La plupart estiment en effet que refacturer le courant au propriétaire d’une voiture électrique n’est pas de son ressort.

ZEborne prend en charge l’intégralité de vos démarches

ZEborne propose une solution intéressante. Elle propose de prendre en charge outre la selection des solutions les plus adaptés, l’installation grâce à un réseau de 300 techniciens, mai surtout l’intégralité des démarches auprès de vos syndics. Ze borne propose également ce service auprés de votre employeur et vous assure une serenité parfaite dans l’utilisation quotidienne de votre véhicule automobile. 

Réseaux de bornes en accès public

Si la charge domestique est la solution auxquels les particuliers recourent le plus souvent, il existe un certain nombre de bornes publiques en accès libre. Nombre de centres commerciaux proposent ainsi une charge gratuite à leurs clients. Il s’agit là d’un argument pour attirer les propriétaires de véhicules électriques. Certaines enseignes comme Leclerc ou Ikea sont ainsi particulièrement en pointe en la matière.

Mais mieux veut toutefois ne pas trop compter sur ces solutions en cas d’urgence. Devant le nombre de places assez restreint, il arrive fréquemment que des voitures électriques soient déjà en charge. Ou que des indélicats en voiture thermique squattent les emplacements réservés. Certains propriétaires de voitures électriques regrettent par ailleurs que les propriétaires d’hybrides rechargeables utilisent ces solutions… Bien que le principe d’un hybride rechargeable est d’être rechargé ! Cela donne naissance parfois à quelques frictions.

Il existe également des bornes publiques en accès payant, à l’image des Belib’ mises en place par la Mairie de Paris dans le cadre du programme Autolib’. Mais celles-ci réclament l’achat d’un badge à 15 €, avec l’heure de charge (3 kW) facturée 1 € en journée, gratuite la nuit. Notons que l’immense majorité des bornes de charge classique (Belib’ comme centres commerciaux) est compatible avec les prises de type 2, devenu le standard européen. Une charge rapide (22 kW) est également proposée, à 0,25 € le quart d’heure lors de la première heure, puis 2 € le quart d’heure suivant avant de passer à 4 € le quart d’heure.

 

Réseaux de charge rapide

Mais la charge rapide est surtout valable pour envisager des trajets plus longs que ceux du quotidien. C’est dans cette optique qu’a été développé le réseau Corri-door, implanté par Sodetrel, une filiale EDF et à moitié financé par l’Union Européenne (lire notre article sur Corri-door). Celui-ci est composé de bornes capables de délivrer une puissance de 50 kW, permettant donc de récupérer une autonomie de 200 km en une heure environ. Voilà qui permet d’envisager des parcours de moyenne distance, mais qui semble clairement insuffisant pour traverser la France. Outre cette puissance limitée, la facturation n’est guère pratique : il faut obligatoirement un badge spécifique, qui réclame des frais d’inscription de 20 € et un abonnement mensuel de 2 € à 10 €. Ensuite, la charge est facturée entre 1,5 € et 3 € le quart d’heure.

Si la puissance de 50 kW semble déjà dépassée, c’est qu’il existe nettement mieux. Avec son réseau de Superchargers (lire notre article sur les Superchargers Tesla), Tesla est pour l’instant l’unique constructeur qui semble avoir conscience des limites de son produit. Le californien a ainsi déployé sur tous les marchés où il est présent un réseau suffisamment dense de bornes de 120 kW, qui permettent donc de recouvrer environ 300 km d’autonomie en 40 minutes. Au départ offert à tous les propriétaires de Model S et Model X, l’accès aux Superchargers est désormais une option à l’achat, qui se double d’une facturation à la charge après un crédit annuel de 400 kWh chaque année. Le tarif est de 0,20 € du kWh, soit un coût de 18 € environ pour un « plein » qui permet de parcourir entre 250 km et 300 km. Pour l’instant, l’accessibilité aux Superchargers ne pose pas de problème en Europe, mais Tesla est victime de son succès en Californie, avec parfois des files d’attente de deux heures pour recharger… Le constructeur multiplie le nombre de bornes, mais l’arrivée de la Model 3 plus abordable signifie également la multiplication des voitures en circulation.

Mais là encore, la puissance de 120 kW n’est qu’une étape intermédiaire. Ainsi, un certain nombre de constructeurs, notamment allemands, se sont réunis en un consortium dont le but est de développer des bornes de recharge ultra-rapide à l’horizon 2020 (lire notre article sur les bornes CCS Combo). Le niveau de puissance visé est de 350 kW, soit trois fois plus rapide que les Superchargers Tesla. De quoi singulièrement limiter les contraintes de la voiture électrique. Tous les concept-cars électriques des constructeurs allemands haut-de-gamme, annonçant des modèles de série, sont conçus dans cette optique. Mais Tesla n’a pas dit son dernier mot et compte passer ses Superchargers à une puissance supérieure à 350 kW dès 2018.

 

Comment payer sa charge

Rien de mieux pour décourager l’utilisateur que de proposer des badges spécifiques avec abonnement, qui sont la norme actuelle. Il serait bien plus simple de mettre en place une solution de paiement par carte bancaire, ce qui ne cantonne pas l’utilisateur à un réseau. Qui imaginerait d’ailleurs un autre moyen pour les pompes à essence ? Notons que certaines cartes d’abonnement, comme KiWhi Pass, ChargeMap Pass ou MobilyPass entendent se présenter comme des solutions de paiement universelles. Un système dont l’avenir est – espérons-le – compromis. Ce n’est pas en ajoutant des contraintes d’abonnement que le développement du véhicule électrique pourra se faire. Seul le paiement simple par carte bancaire, éventuellement associé à des cartes de fidélité par réseau, doit s’imposer.

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